San Francisco, Namibie, Mongolie et Tokyo : des univers différents pour des visions aux antipodes pour l’éducation des enfants. La fraîcheur est conservée sans jugement, sans a priori. A aucun moment le réalisateur ne donne un avis ou se permet de décrier une réalité simplement à l’opposé de celle que le spectateur occidental peut connaitre. Ces enfants, trois petites filles et un garçonnet, prennent leur essor dans des paysages autant insolites que familiers. La steppe des cavaliers mongols, les buildings d’un Japon fourmillant, la poussière du désert africain et les tramways de l’ouest américain.

Les plans s’enchainent au rythme d’une mélodie calquant les moments de vie des petits mômes et leurs tribulations. Aucun dialogue ne vient rompre le lien entre le spectateur et les images envoûtantes. Le public s’attendrit sur les grands yeux curieux et rieurs qui découvrent le monde dans lequel ils vivent. Le rire est de mise pour des séquences comme la chèvre venant s’abreuver dans la bassine où patauge le petit garçon. Ou bien quand une fillette fait un caprice digne des plus grandes divas parce qu’elle ne parvient pas à faire passer un cylindre dans un trou. L’action n’est pas d’actualité dans ce conte sur les premiers instants de vie. Les comparaisons entre les continents sont un fil conducteur à ce film sympathique et plein d’amour. Des amours de bébés !